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Deux jours de suite et je ne trouve toujours pas... | Bloguez.com

10 Minutes trente et les mauvais mélanges.

 


Vous savez ce qu'il y a de beau avec la bière? Ha, ha, vous me voyez venir là hen? Non vous ne me vous ne me voyez pas venir, ou sinon c'est que je n'ai plus rien à vous raconter. Et ça serait malheureux, parce que voyez-vous, j'ai encore envi de vous parler. Et ça, ça va à l'encontre de tout ce que je suis. Mais ça, on y reviendra.
Vous me direz que c'est sa couleur ce qu'il y a de plus beau. C'est ce que vouz direz si vous savez apprécier la vie. Et j'en serai bien d'accord. Et même plus, j'irai même jusqu'à m'en extasier outre mesure, plus qu'il n'en faut pour que ça en devienne bizarre , comme trop d'autres l'ont fait avant moi, parce qu'il y a quelque chose de très lascif à propos de la couleur de la bière et on pourrait en parler longtemps. Quoi qu'on n'en parlerait pas exactement, on le ressentirait, à l'intérieur et à travers nos tripes, en se tenant très droit, les yeux fermés et en respirant bruyamment, parce qu'une couleur ça se décrit, mais pas un feeling. La couleur de la bière, ça réfère plus à un feeling qu'à une teinte mais j'espère que vous me suivez encore. Un feeling, ça s'image et ça se raconte, ça se vit et ça se pleure, mais ça ne se décrit pas. La couleur de la bière, je la vis et je la pleure et je l'admire, et si on a encore à s'entretenir, c'est que vous savez ce dont je parle.
Mais il y a mieux encore avec la bière, et LÀ, vous me voyez venir. Parce qu'on se connait mieux maintenant et que vouz savez les même choses que moi. Ce qu'il y a de beau, et dans le sens le plus littéral du terme, d'incroyable, c'est qu'on voit des choses qu'on ne voit pas sans elle. Ce sont des choses imaginées peut-être; on les voit flous comme les lettres chez l'optométriste, on les voit flous comme on voit l'amour de notre vie, on les vois flous comme dans le désert, qu'on y soit déjà aller ou pas, sur les chemins des bandits à chamaux, d'un côté ou de l'autre de l'oasis, c'est pareil.
Les choses prennent la couleur de la bière et ça, on pourrait la décrire, mais à quoi bon vraiment! Elles font déjà tout ce qu'on attend d'elles, elle miroitent tous nos attentes de l'espèce humaine, tous nos désirs d'ambition, elles jasent avec une belle voix, elles parlent de ce qu'on veut entendre, elles nous rapellent qui on est, à travers les autres ou à travers nous-même, mais encore là, de diférencier, ça nous apporterait quoi!  On ne doit pas croire aux mirages, ça vous le savez. Moi j'y pense souvent mais je n'm'y résout pas; après tout la couleur ce n'est pas aussi beau que ce qui n'existe pas.

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Ajouté le 22:06 à 9/4/2009
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La facilité et ce qui vient avec

 


C’était une belle journée pour sauter dans les flaques d’eau aujourd’hui, car comme la neige est en train de fondre et que comme nos routes ne sont pas tout à fait celles que les romains pavaient fièrement dans les temps immémoriaux où les romains étaient connus pour paver des routes, les flaques sont notables, voir abondantes. Alors on se dit Pourquoi pas!? J’ai des bottes à tuyau, et marcher dans l’eau est ce pourquoi on porte des bottes à tuyau d’habitude. C’est alors que je suis sortie en dehors de chez moi et en ouvrant la porte j’ai vu le voisin d’en face qui ouvrait également la sienne, signe qu’on était très synchronisés dans nos actions d’ouvrir les portes ce matin-là. Moi j’étais avec mes bottes à tuyau dans les pieds et mes mille-et-uns sacs dans les mains et lui tenait un bouchon de savon à linge dans les mains en l’examinant comme si il était vraiment très plein et comme de fait il était vraiment très plein et ça c’est parce qu’en l’examinant attentivement on peut voir quand on en renverse et on est moins surpris après quand on en a partout sur les mains et qu’il y en a beaucoup moins dans le bouchon et on est pas totalement dévasté après de ne pas pouvoir faire notre lavage comme prévu parce qu’avec une telle quantité le linge va être encore sale et là on doit retourner en dedans pour rechercher du Tide. Sans conter qu’on a gaspillé du savon impunément si on ne retourne pas mais il y que si il en avait mis moins pour commencer, il en aurait pas renversé partout et il en aurait eu assez parce qu’on a jamais besoin d’un bouchon SI plein de savon, juste un peu moins plein c’est assez de savon. N’empêche qu’au courant de la scène, il a quitté un instant son bouchon des yeux et il m’a regardé en souriant comme les gens le font quand ils vous souhaitent la bonne journée sans prononcer aucun mot pour vous la souhaiter. Le voisin d’en face est un homme particulier et j’ai toujours raconté à tout le monde qu’il était schizophrène ou un autre truc du genre en ayant pris conme fondement à ma théorie qu’il parle tout seul et qu’il lui arrive parfois d’aller s’installer dans son automobile, de la partir, et d’attendre là sans rien faire et de retourner chez lui ensuite se parler à lui-même. Moi j’ai regardé par terre à ce moment là parce qu’habituellement quand on répond avec les même yeux aux gens qui sont particuliers, ils se mettent à discuter avec vous et le fait est qu’on a pas du tout envi que ça nous arrive parce qu’on fait ça juste par politesse, pas pour avoir des conversations désagréables avec les gens particuliers. Je l’ai laissé à son lavage ou du moins je suppose que c’est ce qu’il a fait parce que je n’ai jamais regardé derrière moi en partant et pour cause que par la porte, la journée était à couper le souffle et je m’en serais terriblement voulu de l’avoir quitter des yeux ne serait-ce qu’une seconde. En vous épargnant les détails d’une autre ouverture de porte, j’étais déjà dehors et le monde m’appartenait. Je marchais et j’ai vu qui marchait dans le sens contraire un couple de gens qui ressemblaient à des quilles et je me suis dit que c’était drôle que ces personnes se promènent ensemble ce matin-là et qu’ils ressemblent tous les deux à une quille et que peut-être ils allaient basculés parce que leur équilibre était quelque chose qui avait l’air si précaire et je me demande si ça aurait été amusant parce que d’un côté ils seraient tombés dans des flaques d’eau et ça c’est vraiment drôle mais d’un autre côté ils se seraient peut-être fait mal parce qu’il est aussi à noter qu’ils étaient tous deux d’un âge considérable. J’avançais dans la rue et comme à la coutume elle était pleine de trous qui forment de petits bassins naturels qui recueillent l’eau des fontes, par ici on appelle ça des lacs dans les rues bien qu’aucun naturaliste qui se respecte ne donnerait l’appellation de « lac » à de telles formations du relief puisqu’il ne s’agit en réalité que de nids de poule dans l’asphalte et que ce n’est pas un phénomène naturel parce que c’est l’homme qui crée les nids de poule à force d’usure à rouler à toute vitesse sur l’asphalte avec leur Dodge Durango. Je dis ça sachant parfaitement que ça va choquer certaines personnes qui n’auraient jamais pensé à l’homme comme étant le propre acteur de ses malheurs routiers et je pousse même l’audace jusqu’à confesser que les malheurs routiers des automobilistes faisaient le bonheur piétonnier de ma propre personne avec le soleil qui brille, la brise incertaine de mars et un pied de grue contre les flots avec leur palette de calotte relevée qui font exprès de m’arroser dans la rue, ruiner votre suspension bande de damnés!! Les gens-quille sont quelque part en train de chambranler dans le parking de la bâtisse bleue derrière moi qui fût jadis la juridiction de Bell Canada et dont la gérance est aujourd’hui du ressort d’honorables maîtres des arts martiaux. Cette même bâtisse qui me donne bien du fil à retorde lorsque vient le temps d’apprécier la météo étant donné sa couleur bleu ciel signe de beau temps qui berne mes instincts de paysan les plus à l’affût des humeurs de mère nature.

J’ai atteint le premier bassin artificiel approximativement trois minutes après l’épisode du voisin particulier et puisque que j’avais pu mettre dernière moi le chapitre du couple aux aplombs douteux, je me sentais d’attaque pour une nouvelle aventure. Ce tenait alors dignement devant moi cette immense étendue aqueuse donc la surface ondulait nonchalamment au caprice et à la spontanéité du vent et ça c’était un maelstrom à l’apogée de ma quête puisque du moment où j’ai enfilé mes bottes jusqu’à cet instant où la réalisation de mes pulsions les plus infantiles était à ma portée, j’ai eu tout le loisir d’anticiper tous les scénarios probables et improbables auxquels je puisse penser de moi qui saute dans la flaque, de toute l’eau qui pourrait rentrer dans mes bottes et m’incommoder le reste de la journée, jusqu’à celui où j’arroserais accidentellement et fortuitement un passant bambin jusqu’à l’hilarité générale ou du moins l’hilarité de ma part, en passant par l’horrifiant scénario où toutes mes médisances sur l’instabilité apparente des gens précédemment rencontrés me retomberaient dessus par la force et au nom du karma et dans lequel mon propre sens de l’équilibre (plutôt problématique d’ailleurs) me jouerait un sale tour et où les autres piétons dans la rue auraient inévitablement à se poser la même question que je me suis moi-même posée il y a quatre minutes à propos de la drôlerie de la chose mais cette fois en vitesse accélérée et en omettant de considérer mon âge comme étant un facteur à considérer. La journée est très belle et je n’ai sauté dans aucune flaque d’eau finalement.

Tags : parapluie

Ajouté le 00:19 à 29/3/2009
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Beatniks la suite

 


-          Si c’est aussi stimulant que ça l’université, va falloir me pluguer sur respirateur artificiel bien vite…

 

-          Moi, j’pensais que l’université, c’était supposer être les plus belles années de notre vie, qu’on était supposer de déconner tout le temps pis de partir sur la brosse à tous les soirs…

 

-          C’est ce qu’on m’avait dit aussi, mais oublie ça, j’ai ben trop de job à faire…

 

-          J’aime ben mieux rester chez nous à fumer et à déconner tout seul, que de déconner avec les cons de l’université … C’est tous des cons…

 

-          C’est peut-être ça le problème, les gens sont trop cons pour nous.

 

-          Ou on est peut-être tellement con qu’on ne s’en rend plus compte, pis que c’est eux qui nous torchent avec leurs réflexions contemplatives sur tout. J’ai toujours pensé que les autres pouvaient peut-être avoir de quoi nous surprendre… [air dubitatif]

 

-          Sûrement qu’en philo y’a des gens à qui ça arrive de pas être totalement crétin.

 

-          Si tout ce qu’ils font c’est réfléchir sur la vie, ils doivent bien avoir des éclairs d’intelligence de temps en temps.

 

-          En philo, c’est tous des ostie de trous. Ils sont pas capables de réfléchir sur la vie, fait’que ils se sentent obligés de justifier chaque mot pompeux qu’ils disent dans leurs disserts avec des argumentations à n’en plus finir pis des théories nietzschéennes. Je philosophe mieux que ça en bavant sur mon oreiller pendant que j’dort… Pis mes cernes de bave feraient de meilleures disserts …

 

[Pause]

 

-          Savez-vous ce que j’en pense moi de la vie?

 

-          Conte-nous ça…

 

-          J’pense que si t’es trop entêté, borné pis lâche pour abandonner ton existence merdique pis faire de quoi qui t’allume vraiment, ben t’as aucun droit de te lamenter sur la vie.

 

-          Donc tu penses que t’as aucun droit de t’lamenter sur ta vie…?

 

-          C’est ce que tu penses de ta vie ou de la vie en générale?

 

-          C’est ce que je pense de nos vies, en général…

 

[Pause]

 

-          Moi, j’me plains pas de ma vie, j’me plains de l’existence des autres…

 

-          De la vie des autres?

 

-          Non, que les autres existent.  [Jette son mégot de cigarette par terre] Anyway, je retourne à mon cours.

 

-          Ouais, j’vais retourner au mien aussi…

 

-          Bah, allez-y, j’pense que j’y retournerai pas. Chan, tu me diras ce que vous avez fait pendant le cours.

 

-          Ok, ouais.

 

***************

 

-          J’ai rencontré une fille hier au bar, elle était cool je pense, on a parlé un peu, de littérature pis de musique. Elle aime Jack Kerouac et Pink Floyd… peut-être que ça va aboutir à quelque chose…

 

-          Depuis quand aimer Jack Kerouac et Pink Floyd c’est un critère pour être cool?

 

-          Ben au moins elle n’aime pas la même merde populaire que tout le monde aime.

 

-          Et depuis quand les gens qui se démarque un peu du lot sont tous tes amis?

 

-          Je sais pas, je nous cherche des points en commun…

 

-          Bon ok, alors, depuis quand est-ce que tu aimes Jack Kerouac et Pink Floyd?

 

-          Pink Floyd tout le monde aime ça…

 

-          And what’s with Jack?

 

-          Ben… c’est mieux que Stephen King…

 

-          C’est quand même rien qu’un sale beatnik perdu dans sa tête.

 

-          C’est ce que t’es aussi, pis je t’apprécie quand même

 

-          Jack Kerouac était moins dopé que moi, j’ai un avantage. Et je suis pas un merdeux de beatnik. On est plus dans les 60s, mec. Les beatniks se sont noyés dans ce marais boueux infesté d’herpès que fût Woodstock ’69. Et ceux qui savaient nager, ont flushé leurs idéaux de rêveurs brûlés à l’acide, coupé leurs touffes corporelles puantes et investi dans des compagnies pétrolières dès que le chiffre 7 est revenu à la mode sur les calendriers… ‘apprécie’ t’as dit?

 

-          Et le vieux bouc qui empeste la liberté, qui se balade en Westfalia et qui passe sa vie au Bookshop en bas de la rue lui? … ouais, ‘apprécie’

 

-          C’est un riche investisseur texan. Je t’apprécie aussi mon frère.

 

-          Je te la présenterai. Je l’ai invité à la soirée chez Chan de demain.

 

-          Tu prends beaucoup de liberté je trouve; inviter une inconnue beatnik à notre distingué cercle littéraire. J’espère qu’elle va se laver avant de venir. Pis raser ses jambes poilues de hippie.

 

-          T’es un crétin. Elle écrit aussi, je lui ai dit d’emmener de ses compositions

 

-          Si c’est pissant de rire, me permets-tu de pisser et d’en rire? Même si c’est l’amour de ta vie?

 

-          J’aimerais mieux pas.

 

-          Si elle peut me pisser dessus en retour?

 

-          Je ne pense pas qu’elle acceptera.

 

-          C’est notre club sélect, elle devra se conformer à nos règles!

 

-          Je n’ai pas souvenir d’avoir établi de règle qui parlait de PISSER!

 

-          Arrête de parler de pisse mec, ça devient vulgaire. On est plus distingués que cela

 

-          Tout compte fait je ne te la présenterai peut-être pas…

 

Tags : beatniks

Ajouté le 22:34 à 4/3/2009
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Le mot "fuck" me fait grincer des dents

 


C’était étonnant la manière dont les événements avaient tourné depuis la veille. Un changement drastique s’était opéré et c’est à peine si qui que se soit l’avait perçue. La façon même de ressentir les sentiments les plus familiers qu’elle connaisse s’étaient étrangement métamorphosé de la manière la plus spectaculaire qui soit. C’était néanmoins un changement familier, bien que le résultat devienne dramatiquement opposé dans sa nature; comme le passage familier de la vie à la mort. C’était un changement dans l’essence, dans le fondement même du cœur, mais qui s’opérait sans qu’on puisse cerner comment, mais en sachant, en toute connaissance de cause, pourquoi.

Nadejda avait passé une journée très occupée; bien qu’elle ne puisse en aucun cas être qualifiée d’accaparante. Le genre de journée de détente accélérée, fastidieuse et à la rigueur stressante. Le genre de journée où la réflexion est carrément et purement futile. C’est donc avec délice qu’elle profitait pleinement d’un moment de calme provisoire, car il n’était pas destiné à durer et, candidement, elle le savait. Elle était néanmoins en paix. Parce qu’elle sait, aussi bien que je le sais, que le calme ne peut réellement être apprécié que si la tempête est d’humeur orageuse. Ainsi c’est un plaisir de nature différente qui l’attend. Le bonheur humble qu’amène le travail sur soi, la compréhension de sa propre personne et l’acceptation de soi-même, et même, certes dans une moindre mesure, celle de toutes les choses.

 

Le mot « fuck » la fait grincer des dents, voir même rager, et il est grand temps de l’aimer.

Tags : hope

Ajouté le 00:55 à 25/2/2009
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Let the fish slip into your memory

 


J’ai rêvé à faire fortune dans un lagon or mon âme était à sa place.

J’ai pensé à l’accumuler dans une roulote et balivernes que tu t’en lasse!

L’air est mince et je choisi bien mes mots.

Au fond l’air est à la hauteur des flots.

Nuages électriques ne sont qu’agaces et façades.

Hiver en train s’immisce mais ne l’éloigne guère des plages.

J’y ai rêvé quatre-vingts cents fois et que Dieu ne m’en garde,

de la fortune et du lagon et de l’attrait du large.  

Mon sauveur est matériel et seigneur ne m’en tient rigueur,

car comme lui n’est ni rigide ni particulièrement protecteur

 

Juste salvateur

Tags : mer

Ajouté le 23:11 à 15/2/2009
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